Être manager, c’est faire régulièrement face à des situations de management inhabituelles, se poser des questions et rencontrer des difficultés. Pas facile tous les jours. Surtout pour 54% des managers qui n’ont pas demandé à l’être. Ils se sont tout simplement retrouvés promus sur le poste pour leurs bons résultats. 

Un manager est rarement prêt à manager

On ne naît pas manager, on le devient. Qu’on ait demandé à être promu manager ou qu’on l’ait été pour cause de bons résultats, le constat est le même. 

Il faut apprendre un nouveau métier. Un métier qui n’a rien avoir avec le précédent. Il faut passer de l’opérationnel au management. On peut être très bon technicien et ne pas être un bon manager.  

En général, l’entreprise propose une formation au management pour apprendre les bases. Mais c’est rarement suffisant. On finit forcément par faire face à des situations qu’on ne maîtrise pas toujours. C’est le quotidien de beaucoup de manager. 

Ces situations donnent naissance à des questions. Normalement. Parce que oui, il faut se poser des questions pour progresser

C’est là que les difficultés commencent. 

Un manager manque de temps

Si vous êtes vous-même manager vous connaissez cette situation. Si vous n’êtes pas manager, vous avez sûrement dû le remarquer en observant votre propre manager. 

Un manager finit souvent le travail tard. Dans la journée il traite les affaires courantes et s’occupe de son équipe. Et en fin de journée, il est plus tranquille pour traiter les sujets de fond. Il a donc peu de temps pour progresser sur des sujets et trouver des réponses à ses questions. 

Lire un livre de management ? C’est long. 

Chercher une réponse sur Google ? Ca marche, mais quelle garantie sur la qualité de la réponse. Comment être sûr de ne pas perdre son temps ?

Un manager est seul face à ses problèmes

Quand on est manager, on est comme pris en sandwich entre ses supérieurs et ses subordonnés. 

Parler de ses problèmes à ses subordonnés ? Ce n’est pas dans la culture française. Cela pourrait saper l’autorité du manager vis-à-vis de son équipe.

Parler de ses problèmes à son chef ? C’est prendre le risque de passer pour un nul qui ne sait pas faire son boulot. 

Evidemment, ce n’est pas le cas dans toutes les entreprises. Cependant la solitude du manager est un mal bien réel. 

La culture française du management 

En France, le manager doit aussi adapter son mode de management à certaines spécificités françaises. En voici quelques unes :

  • La vision archaïque des rapports hiérarchiques. Le chef c’est le chef. Il ne faut pas le contredire en public. C’est en train de changement progressivement avec des entreprises de plus en plus horizontales, mais dans les grandes structures cela reste assez vrai. 
  • Le présentéisme. Si on devait donner une médaille au champion du présentéisme, la France pourrait la gagner. 
  • Le tabou sur les salaires. Difficile de parler salaire avec ses collègues. Le manager doit rester discret sur les salaires de ses collaborateurs.

L’impact du manager

Surmonter les difficultés, trouver des réponses à ses questions, s’adapter à la culture d’entreprise, ce sont des enjeux clés pour un manager. 

Ces enjeux sont aussi important pour le manager que pour son entreprise. Il va sans dire que le manager a un impact direct sur les résultats de son équipe. Donc sur le chiffre d’affaire de l’entreprise.

Suffisant pour en faire une personne clé dans l’entreprise, non ? Pourtant son impact va encore plus loin. Un bon manager attire les talents et les pousse à rester. Il fait baisser le turnover et le coût de recrutement de l’entreprise. A l’inverse, un mauvais manager fait augmenter le turnover et peut avoir un impact négatif sur ses collaborateurs. On peut facilement citer l’exemple (certes un peu extrême) de France Telecom ici. 

Bref, un manager joue un rôle important dans l’entreprise et rencontre son lot de difficultés, comme toute autre personne :

  • Il doit apprendre un nouveau métier 
  • Il manque de temps
  • Il est souvent seul face à ses problèmes
  • Il doit s’adapter à une certaine culture d’entreprise